Ce que le bouddhisme m’a appris depuis que je vis en Thaïlande
- Amé Ly
- 11 déc. 2025
- 3 min de lecture

Quand je suis arrivée en Thaïlande, je ne connaissais du bouddhisme que des images : des temples dorés, des moines en robe safran, des lotus en fleurs.Mais très vite, j’ai compris qu’ici, le bouddhisme n’est pas qu’une religion. C’est une manière d’être au monde, une respiration, un fil invisible qui relie les gens à eux-mêmes et aux autres.Et sans vraiment le chercher, il a doucement transformé ma façon de vivre, d’aimer et de comprendre la paix.
1. Le bouddhisme au quotidien : une présence discrète mais constante
Ce qui m’a frappée d’abord, c’est la simplicité avec laquelle la spiritualité s’exprime ici.Le matin, dans les rues encore calmes, on croise les moines en silence, recevant les offrandes des habitants.Dans les maisons, les petites statues de Bouddha côtoient les fleurs, l’encens, parfois un fruit frais. Tout cela se fait sans ostentation, sans grands discours.
Cette spiritualité apaisée, presque naturelle, m’a appris que la paix ne se cherche pas dans l’exceptionnel, mais dans le quotidien.Ce n’est pas une question de croyance, mais de regard : être pleinement là, dans chaque geste.Même acheter des légumes au marché peut devenir un acte de présence.
Peu à peu, j’ai compris que le bouddhisme n’était pas une foi extérieure, mais une attitude intérieure : une manière douce de se tenir au monde, avec respect et conscience.
2. Le lâcher-prise : apprendre à ne plus tout contrôler
Avant de vivre ici, j’étais de celles qui veulent tout anticiper. Les émotions, les imprévus, les déceptions… Je cherchais sans cesse à maintenir l’équilibre, à maîtriser.Mais la vie en Thaïlande m’a forcée à laisser aller. Rien ne se passe jamais exactement comme prévu : un orage imprévu, un retard, un sourire inattendu, une journée qui dérape. Et à force, j’ai appris à ne plus résister.
Dans la philosophie bouddhiste, on apprend que tout est impermanent — les joies comme les peines.Cette idée, d’abord déroutante, est devenue une libération.Parce que quand on cesse de s’accrocher à ce qu’on ne peut pas changer, on retrouve une immense légèreté.
Je crois que c’est cela, le plus beau cadeau que m’a fait la Thaïlande : m’apprendre que le bonheur ne se trouve pas dans le contrôle, mais dans la capacité à accueillir.
3. La compassion : le cœur du bouddhisme
Si je devais résumer le bouddhisme thaïlandais en un mot, ce serait la compassion.Pas la compassion triste ou distante, mais une bienveillance sincère, vivante, tournée vers l’autre sans attente.
Ici, on ne juge pas facilement. On sourit. On aide. On observe avant de répondre. Et j’ai découvert à quel point cette douceur peut transformer une journée — un regard, un geste, une simple attention.
Peu à peu, cette attitude s’est infiltrée dans ma façon d’être mère, d’amie, de femme.J’ai compris que la bienveillance n’est pas une faiblesse, mais une force silencieuse.Elle n’efface pas la douleur, mais elle la rend plus douce à porter.
4. Le silence comme refuge
Dans les temples thaïlandais, le silence a une puissance que j’ignorais.Assise sur le sol froid, entourée de bougies et d’encens, j’ai appris à écouter autrement — à écouter ce qui se passe à l’intérieur.Les premiers temps, ce silence m’inquiétait. Il amplifiait mes pensées, mes doutes. Puis, petit à petit, il m’a apaisée.
Le silence est devenu un refuge, une manière d’apprendre à être bien avec moi-même. Je ne médite pas toujours dans les formes traditionnelles, mais j’ai intégré cette idée : le calme n’est pas l’absence de bruit, c’est la présence à soi.Aujourd’hui, même dans le tumulte du quotidien, je sais me recentrer quelques secondes, respirer, observer — et tout change.
5. Le bouddhisme comme chemin d’équilibre
Le bouddhisme ne m’a pas “convertie”. Il m’a éveillée.Il m’a appris que la sérénité n’est pas un état figé, mais une pratique. Une discipline douce, à répéter chaque jour.C’est un art de vivre où l’on apprend à marcher au milieu du chaos sans se perdre.
Je ne cherche plus à “atteindre” la paix, je la cultive dans les petits moments : un café pris seule au lever du soleil, un sourire échangé au marché, une prière silencieuse au bord de la
mer. Et parfois, sans m’en rendre compte, elle est là.Simple. Stable. Profonde.
Conclusion : la paix n’est pas ailleurs, elle est ici
Depuis que je vis en Thaïlande, le bouddhisme m’a appris à vivre autrement.À ralentir, à observer, à aimer sans attendre, à respirer au lieu de réagir.Il m’a montré que la paix n’est pas un horizon lointain, mais un état qu’on apprend à habiter.
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